Ces formes de bois s’appellent : « embauchoirs ».

           Les formes en bois comme celles-ci servent à la fabrication de chaussures. Traditionnellement, elles font partie des outils de travail de l’artisan cordonnier, mais elles sont également en usage dans les manufactures de chaussures.

          Le procédé d’assemblage en usine n’est pas tout à fait identique à celui de la fabrication à la main. Cependant, il peut être divisé en cinq étapes généralement similaires : la coupe de l’empeigne (le dessus de la chaussure), la couture des différentes pièces de l’empeigne, le montage et le semelage (l’arrimage de la semelle et du talon à l’empeigne). C’est lors du montage que la forme de bois entre en jeu. L’empeigne est alors moulée sur la forme, qui reproduit la silhouette et la pointure de la chaussure.

          La forme détermine si la chaussure est destinée à un pied gauche ou droit. Même si les chaussures adaptées aux pieds droits et gauches sont apparues au 16e siècle, certaines paires de chaussures au 19e siècle sont identiques, c’est-à-dire qu’elles ne tiennent pas compte des courbes naturelles de chaque pied.

          Pour chacun, la santé des pieds est importante et pour ce faire, la qualité des chaussures est essentielle. Hier plus qu’aujourd’hui, on prenait soin des chaussures, car elles étaient rares, chères et pas accessibles pour toutes les bourses. Souvent en cuir, donc en matière vivante, on utilisait des formes en bois pour que la chaussure conserve la forme du pied.

         On appelle aussi ces formes de bois « embauchoirs ». En effet, en marchant le pied dégage de la moiteur (transpiration) qui imprègne le cuir. En séchant, celui-ci se rétracte et les plis de marche ont tendance à fortement se marquer et finir par se casser. Pour éviter ces désagréments, l’embauchoir pousse le cuir tandis que le bois dont il est constitué absorbe la moiteur. Pour une bonne absorption, il faut que le bois soit simplement poli et non pas verni, car alors il empêche la pénétration de l’humidité.

          Il existe de nombreux modèles d’embauchoirs constitués de bois d’essences diverses, dont certains, en cèdre rouge imputrescible. Ce n’est pas le cas pour les modèles présentés sur lesquels on aperçoit parfois de petits trous qui marquent l’attaque des vers du bois.

          Certains embauchoirs disposaient d’une semelle d’acier pour le renforcer. Il existe également de simples tendeurs qui n’appliquent une tension que sur les deux extrémités de la chaussure.

Passons la parole à un sculpteur :

" de la racine des cheveux au menton,

vous aurez la longueur de votre pied".

 


Histoire de la chaussure :


            Les chaussures (qui vont normalement par paires) constituent un élément d’habillement dont le rôle est à l’origine de protéger les pieds. On parle aussi de « souliers », et familièrement de « godasses ». Le terme vient du latin calceus : soulier. Une chaussure se compose principalement d’une semelle, partie inférieure qui protège la plante des pieds, qui peut être plus ou moins relevée à l’arrière par le talon, et de la tige, partie supérieure qui enveloppe le pied (cela assure aussi le maintien de la cheville dans le cas des chaussures montantes).

             Parfois la semelle peut constituer toute la chaussure comme dans le cas des tongs. Lorsque la tige recouvre également une partie de la jambe, on parle de bottines, bottes ou cuissardes. La tige comporte généralement une doublure à l’intérieur. La forme et couleur des chaussures peut varier à l’infini, notamment en fonction de la mode et de l’usage. La matière la plus fréquemment utilisée pour fabriquer les chaussures est le cuir.


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