Les réflexions sur un épi de faîtage

       Les réflexions et les cogitations pour définir un épi de faîtage n’amènent pas toujours de réponse satisfaisante. Pourtant il arrive un jour une idée se cristallise. Ce fut pendant la lecture d’un livre de reportage sur l’Himalaya. Certains trouveront cela normal, les plus hauts sommets du monde s’accordant avec l’élévation des épis vers les cieux.

       Je connaissais les « stupas » sous l’aspect religieux et les croyances associées. Leur aspect m’avait bien interpellé comme tous les éléments qui se dressent sous nos yeux. Dans ce livre, j'en découvrais le montage géométrique et la philosophie associée.

      Dans ces quelques traits, j’ai vu apparaître certains épis traditionnels que j’observais parfois. Il m’arrivait de les photographier. Qui plus est, j’en avais réalisé qui s’inscrivaient facilement dans cette géométrie sacrée. Le mot "traditionnel" a été utilisé quelques fois pour parler de mon travail. Je n’avais jusque-là, que reproduit les règles esthétiques déduites de l’observation des épis dans les musées ou sur les toits, en ajoutant les contraintes techniques de l’argile ou du couvreur.

     Sans vouloir chercher plus loin, je me suis convaincu qu’un carré et un cercle étaient  les attributs de base pour la conception de l’épi, comme beaucoup de constructions religieuses.

La Dragonne de mon toit

 

 

Pourquoi la DRAGONNE ? 

Parce qu'un DRAGON est présent, 

posé au plus haut point de la cité ?

Cet animal fabuleux a préséance sur le Coq qui lui tient compagnie sur l'autre clocher de l'église de Dourdan du 12ème siècle, Saint Germain l’auxerrois .

Dans l'Orge, la rivière  qui traverse la ville, vie, dit-on, un autre animal fantastique de la famille des dragons, nommée la Vioure. Elle ne sort de son lit que si les nuages se vident sur la ville.

Parfois, ces jours là, un éclair réuni les deux dragons, celui de la terre et celui du ciel, mais  le tonnerre cache  à tous le remue ménage que ce coup de foudre  engendre.

     

         Faites une projection verticale de l’épi, avec un peu de réflexion vous verrez des cercles, des diagonales des diamètres des croix, des carrés.

            Les arêtes du toit et la bâtisse elle-même complètent parfois le schéma. Volontaires ou intuitives ces deux figures utilisées deviennent vite visibles dans une majorité de réalisations qu’elles soient en pierre, en bois, en métal ou en argile.

En regardant de profil ou de face, un épi correspond à l’idée d’une boule au-dessus d’un cube, le socle ou la maison. 

En regardant de haut, du ciel par exemple.  ils ne restent que les contours  d’un cercle et d’un carré.

Ce sera une autre étape vers le secret des épi de faîtage.

La surprise sera pour le ciel.

Un jour dans l'atelier de la Dragonne.

L’école n’apprend pas le vocabulaire des dessins. Les religions les font disparaître dans de belles histoires qui restent immuables.

Les contes nous éveillent l’esprit. Pretez votre regard aux figures  géométriques qui passent pendant la narration de l'histoire.

En fait, ce qui est visible, n’est que lignes ou polygones (le carré par exemple.  Ce n'est pas trop mathématique, juste niveau CM2 !

Ne cherchez pas une bonne excuse :
« Moi, je n’ai jamais été bon en math ! “

Qu’á cela ne tienne, il ne faut pas occulter le problème qui hante le cerveau de l’homme depuis des générations, qui perturbe toujours dès qu’il est possible de se pencher sur lui.

Peut-on réellement se cacher dans un coin quand ça ne tourne pas rond ?

En a-t-on vraiment fini avec la quadrature du cercle ?

 

Ne marchez pas la tête basse
N’avancez plus sans lever les yeux.
Un monde   merveilleux passe
Au-dessus de vos cheveux.      

Le soleil fait germer sur les toits
Un jardin rempli de fleurs
Enchantées. Des oiseaux pour toi
y lancent leur cri de bonheur.    

Des chimères, des dragon
Gardent les portes du passé
Avec un hibou bougon   
Qui regarde le futur arriver.       

Levez la tête avec courage
Entrez dans le monde des étoiles  
Regardez sur les toits sans voile
L’imagerie des épis de faîtage.   

                               G. C. (1972)

Le grès (1250°C) a résolu les problèmes de gel et de l'émail.

La terre cuite engobée non gélive (diffusion initiale)

Premiers modèles en faïence gélive (collection).